Du 30 septembre au 2 octobre 2026 – Prix Hélène Linossier 2026

La Fondation Renaud accueille du 30 septembre au 2 octobre 2026 une nouvelle édition du Prix Hélène Linossier, organisé en lien avec l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon.

Chaque année, le Prix récompense trois jeunes diplômés de l’Ensba Lyon, en art ou en design d’espace, et accompagne le début de leur parcours professionnel.

Pour l’édition 2026, 22 jeunes artistes et designers présenteront leurs travaux à la Fondation Renaud.

✨Le thème de l’édition 2026

Chaque année, un sujet est proposé aux participants, qui disposent d’une entière liberté dans son interprétation.

En 2026, ils et elles ont été invités à travailler autour du thème :

« Petits moyens »

Dans son jugement, le jury prend en compte l’œuvre présentée dans le cadre du Prix mais également le travail développé par chaque candidat au cours de son année.

À l’issue de cette sélection, trois bourses de 1 500 € chacune seront attribuées.

🏆L’histoire du Prix Hélène Linossier

Le Prix Hélène Linossier est lié au legs de Claudius Linossier (1893-1953), artiste lyonnais.

À la suite du décès de son épouse Hélène, peintre, le 8 décembre 1952, Claudius Linossier souhaite lui rendre hommage.

En 1953, il propose au maire de Lyon la création de trois bourses d’égale valeur, attribuées chaque année.

Cet héritage se poursuit aujourd’hui à travers ce Prix, qui permet d’accompagner chaque année trois jeunes artistes ou designers diplômés de l’Ensba Lyon.

🪞L’identité visuelle 2026

Chaque édition du Prix est également l’occasion de confier sa communication visuelle à des designers.

Un appel à projet est organisé afin de sélectionner une proposition graphique, ensuite déclinée sur l’ensemble des supports de l’événement : affiches, flyers, communication numérique, cartels et supports de présentation.

Pour l’édition 2026, la création de cette identité a été confiée à Jules Labatut et Manon Forax. Manon Forax est diplômée du DNSEP design graphique de l’Ensba Lyon en 2024.

Leur proposition s’est construite autour de plusieurs intentions : créer une invitation joyeuse à venir découvrir les artistes émergents de l’Ensba Lyon, mettre en avant l’opportunité offerte par le Prix à l’ensemble des participant·es et évoquer cette période particulière qui marque la fin des études et le début d’une nouvelle étape.

Pour le Prix Hélène Linossier, le duo s’est tourné vers l’image d’une coupe glacée, envisagée presque comme un modèle de nature morte.

Composition centrée, clair-obscur et couleurs saisissantes font référence à l’histoire de la peinture tout en donnant à l’édition 2026 une identité contemporaine et immédiatement reconnaissable.

Cette identité accompagne le Prix sur l’ensemble de ses supports, de sa communication à sa présentation au public.

🎨 Les 21 propositions de l’édition 2026

Autour du thème « Petits moyens », les jeunes diplômés de l’Ensba Lyon déploient cette année des univers et des pratiques très différents.

Installation, photographie, vidéo, sculpture, édition, son, design, performance ou encore création olfactive : chacun s’est emparé librement du sujet pour en proposer sa propre interprétation.

Découvrez les artistes et les œuvres présentées pour le Prix Hélène Linossier 2026.


Agathe Colombo

Sous le bruit

Entre installation, performance et composition sonore, Agathe Colombo s’intéresse aux liens entre les corps, les milieux qu’ils habitent et les systèmes qui les mesurent. Avec Sous le bruit, elle imagine un réseau radio autonome composé de petites bornes permettant à des messages de circuler de proche en proche à travers le Fort.

Agathe Joliot & Théa Champagnon

Simulateur de projet à quatre mains

Après avoir travaillé côte à côte pendant deux ans sans jamais produire ensemble, Agathe Joliot et Théa Champagnon profitent du Prix pour confronter leurs pratiques. Leur visual novel explore les difficultés de la création à deux, entre incompréhensions, pudeur, non-dits et recherche d’un terrain commun.


Aiana Chigzhit

Sans titre

Aiana Chigzhit développe une pratique de la sculpture et du portrait à partir de matériaux récupérés et d’objets trouvés. Pour cette édition, des chutes de métal chinées en brocante deviennent le point de départ d’une réflexion sur le réemploi et sur notre manière de produire dans un monde déjà saturé d’objets.


Céline Sola

GRATT’ MOI ÇA

À travers le film, la photographie, l’édition et l’installation, Céline Sola interroge des situations politiques et sociales contemporaines. Avec GRATT’ MOI ÇA, de faux tickets à gratter dévoilent des récits recueillis auprès de personnes jouant régulièrement aux jeux de hasard et font apparaître, fragment après fragment, leurs histoires.


Emma Dupoix

Trois petits tours et puis s’en vont

Emma Dupoix puise dans la pop culture, le bricolage et le DIY pour créer des objets et des environnements volontairement dysfonctionnels. Dans cette installation, des personnages de papier activés à la manivelle s’élancent dans une course aussi effrénée qu’absurde.


Eugénie Luyton

Si je devais tout vous dire ce serait trop long pour que vous puissiez tout entendre.

Entre sculpture, installation et photographie, Eugénie Luyton travaille par assemblages, déplacements et réemplois. Ici, elle investit les espaces presque invisibles de l’architecture — angles, recoins ou gouttières — pour y faire apparaître photographies, mots et fragments, entre souvenir et fiction.


Francine Delorme

Sans titre

Sculptures, vidéos, installations et photographies composent l’univers de Francine Delorme, nourri des environnements pavillonnaires et ruraux et de leurs objets ordinaires. Sa proposition évoque notamment ces mécanismes fragiles que l’on entretient, répare et maintient grâce à quelques pièces détachées et à une attention collective.


Iris Deporcq

Ne pas vaporiser dans les yeux

Avec Iris Deporcq, les « petits moyens » passent aussi par l’odorat. À partir d’huiles essentielles et d’essences synthétiques, l’artiste réalise ses propres interprétations de parfums de grandes marques : quatre copies imparfaites et assumées, accompagnées de leurs récits personnels.

Judith Dal Moro

Oui mais.

La pratique de Judith Dal Moro se déploie de la peinture à l’objet, au textile et à l’installation. Oui mais. rassemble contenants récupérés, terre, eau, graines, boutures et crochet dans une petite collection vivante où pousser, attendre, observer, faire et recommencer répondent chacun à leur propre temporalité.


Lia Vial

Delaying

À la croisée de la vidéo, de la photographie, de l’édition et de la musique, Lia Vial travaille le rythme, la répétition et les jeux d’ombres et de lumière. Avec Delaying, une vidéo devient une série de CD dont les images se répètent, se décalent et se transforment à la manière d’un écho visuel.

Lisa Rouchon Roussel

Rappelle-moi

Artiste et poétesse, Lisa Rouchon Roussel développe une littérature « hors du livre », entre formes plastiques et performances narratives. Rappelle-moi prend la forme d’une machine hydraulique inspirée de la fontaine de Héron, dans laquelle la circulation continue de l’eau devient la métaphore d’un désir amoureux qui se répète.

Lug Dessales

Exégèse hasardeuse de l’empire de la dette

Entre autobiographie et documentaire, Lug Dessales interroge les liens humains et les réalités sociales contemporaines. Sa proposition fait dialoguer, dans le quartier de Vaise, des représentations du Trésor antique découvert en 1992 avec des documents, textes et éléments issus de sa propre expérience.


Marion Dunoyer

Are those memories I lived ?

DJ et productrice de musique électronique, Marion Dunoyer transpose dans son travail plastique les images, lumières, architectures et souvenirs liés notamment à l’univers de la fête. Pour le Prix, une structure métallique disperse des dessins et questionne la frontière parfois fragile entre souvenirs vécus et scènes imaginées.


Maya Arıkan

Loose Change

La pratique photographique et audiovisuelle de Maya Arıkan articule politique et mémoire affective. Avec Loose Change, elle transforme une pièce d’une lire turque en pièce commémorative vide, faisant d’un objet presque insignifiant le témoin des bouleversements économiques traversés par la Turquie.


Nina Chazalnoël

Le château de cartes

Film, sculpture et installation permettent à Nina Chazalnoël de construire des récits autour de la fiction, du rêve et des rites de passage. Son Château de cartes reprend la figure d’un équilibre fragile : chaque carte représente une personne participant au Prix et contribue à la construction d’un édifice aussi collectif que précaire.


Nolan Muratory

Personne ne vous croira

Nolan Muratory explore les zones de frottement entre récits imaginaires et réalité. Dans Personne ne vous croira, une succession de visages, parfois seulement suggérés par paréidolie, joue avec ce que l’on voit, ce que l’on croit reconnaître et ce que notre regard finit par inventer.


Pauline Rochet Ronget

Share it

Dans la pratique de Pauline Rochet Ronget, technologies, croyances populaires, internet et rituels se rencontrent. Share it transpose les chaînes et injonctions virales des réseaux sociaux dans des parfums, bougies et objets inspirés de pratiques votives et ésotériques.


Sarah Vithaya

Avec ce qu’il reste

La pratique de Sarah Vithaya part de la promenade et de l’observation des environnements ordinaires. Avec ce qu’il reste s’intéresse aux mobiliers fabriqués spontanément dans les espaces de travail des zones commerciales, où réemploi, adaptation et économie de moyens deviennent des formes de conception à part entière.


Vanessa Fanchonnette

Chivé

Installation, sculpture et poésie permettent à Vanessa Fanchonnette d’explorer les croisements entre l’intime, le politique et le sensible. Dans Chivé, cheveux, mailles, rythme et regard composent une pièce où le corps, la mémoire et les perceptions se dévoilent par fragments.


Adèle Revy

Entourage

Designer diplômée de l’Ensba Lyon, Adèle Revy s’intéresse au système organisationnel de la ville et notamment aux arbres urbains. Dans Entourage, grille d’arbre et feuilles mortes se confondent : la grille ne dissimule plus, elle vient au contraire révéler les matières organiques du sol.


Tom Sommavilla

Bagage

À travers le corps, Tom Sommavilla travaille notamment les questions de transmission, de santé et de masculinités. Bagage est composé des restes de la terrasse du restaurant familial, détruite lors de travaux : un héritage matériel qu’il projette de sangler à son corps et de porter jusqu’au lieu d’exposition.

🖊️Le jury 2026

Le jury du Prix Hélène Linossier 2026 est composé de :

Morgan Labar
Directeur de l’Ensba Lyon

Patrick André
Directeur des études et de la recherche, Ensba Lyon

Marie de Brugerolle
Professeur en art, Ensba Lyon

Kirsten Murphy
Professeure en art, Ensba Lyon

Julien Carretero
Professeur en design, Ensba Lyon

Amélie Charroin
Professeure en design, Ensba Lyon

Stéphanie Rojas-Perrin
Responsable des collections et des activités culturelles de la Fondation Renaud

💬 Rencontrez les artistes

Et si la meilleure façon de découvrir une œuvre était d’échanger directement avec celle ou celui qui l’a créée ?

Les jeudi 1er et vendredi 2 octobre, les candidats du Prix Hélène Linossier vous invitent à découvrir l’exposition à leurs côtés.

À l’occasion de ces visites animées par les artistes eux-mêmes, venez découvrir leurs œuvres, leurs pratiques et la manière dont ils et elles se sont emparés du thème « Petits moyens ».

Ces rendez-vous sont surtout l’occasion de rencontrer une nouvelle génération d’artistes et de designers et d’échanger directement avec eux autour de leurs recherches, de leurs créations et de leurs parcours.

Jeudi 1er octobre

15h et 16h

Vendredi 2 octobre

15h et 16h

Entrée libre

📆Informations pratiques

Remise du Prix

Mercredi 30 septembre 2026 à 14h30

Exposition

Du 30 septembre au 2 octobre 2026

Mercredi : 14h – 17h
Jeudi : 14h – 17h
Vendredi : 14h – 17h

Entrée libre