20 mars au 7 juin 2026 – Exposition Jacqueline Salmon – Desseins et autres destins
Jacqueline Salmon, Quadriptyque avec Tony Garnier, 2026, épreuve pigmentaire sur papier Canson baryté mat, 63×100 cm.
✨ Ce printemps, la Fondation Renaud et les Amis de la Fondation ont le plaisir d’inviter les visiteurs à pénétrer dans l’univers sensible et savant de Jacqueline Salmon, figure de la photographie contemporaine française. Avec Desseins et autres destins, la Fondation poursuit sa tradition des dialogues entre collections historiques et création vivante, en consacrant une exposition monographique à une artiste dont l’œuvre, depuis 1981, interroge sans relâche les épaisseurs du temps, les apparences du monde et les territoires de la pensée.

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📷 Portrait de l’artiste
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Née à Lyon en 1943, Jacqueline Salmon vit et travaille à Paris et à Charnay, dans le sud du Beaujolais. Depuis 1981, elle construit une œuvre photographique singulière, à la croisée de l’histoire de l’art, de la philosophie et de l’histoire. Lauréate de la Villa Médicis Hors les murs (1993), son travail, est nourri de collaborations avec des philosophes et écrivains : Hubert Damisch, Jean- Louis Schefer, Paul Virilio, Bernard Lamarche-Vadel, Christine Buci-Glucksmann, Jean Christophe Bailly, Georges Didi-Huberman. Son parcours est distingué par les titres de Chevalier des Arts et des Lettres (1998) et de Chevalier de la Légion d’honneur (2025). |
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🎨L’exposition Desseins et autres destins
Fermeture exceptionnelle le vendredi 1er mai
Pour l’artiste, la réalité est un langage qu’il faut déchiffrer. Cartes géographiques, signes météorologiques, herbiers ou encore racines enfouies : son travail puise dans ces systèmes de représentation pour en explorer les mystères. Elle compose ainsi une œuvre où le dessin rencontre la photographie, le scientifique côtoie le poétique, et où ce qui est habituellement caché – comme les Racines des légumes (2000), série réalisée à la ferme des Bioux – se voit soudainement révéler des récits insoupçonnés.

Jacqueline Salmon, La racine des légumes, 1998-2000, Courge potimarron, Red kuri, épreuve pigmentaire sur papier chiffon, 86 x 110 cm.
Le parcours de l’exposition se déploie comme un dialogue. Dialogue entre les séries de Jacqueline Salmon, d’abord. Vous découvrirez les nuages de John Constable ou d’Alexander Cozens et des diptyques inédits avec les œuvres de la collection de la Fondation Renaud : Tony Garnier, Adrien Bas, Jacques Laplace, Philippe Pourchet. Dans la salle suivante, ses Écritures du temps au fusain ou ses Cartes des vents à l’encre de Chine transforment les données météorologiques en une gestuelle pure, traçant la mémoire éphémère des éléments.

Jacqueline Salmon, Diptyque avec Jacques Laplace, 2026, épreuve pigmentaire sur papier Canson baryté mat, 36 x 24 cm.
Dialogue avec l’histoire de l’art et la collection, ensuite. Ses herbiers poétiques, intitulés Èves (herbier), superposent des plantes cueillies sur les chemins de Charnay à des photographies de corps de femmes nues prises dans les collections de peinture des grands musées d’Europe, ils se présentent en connivence avec les nus de Pierre Combet-Descombes, Henri Vieilly, Eugène Riboulet et Émile Didier. Puis, dans une veine plus mélancolique, ses Vanités contemporaines mêlent des portraits de la Renaissance à la fragilité d’œillets fanés, cultivés par Gil Salles, horticulteur à Hyères.

Jacqueline Salmon, Èves (herbier) avec Eugène Riboulet, 2026, épreuve pigmentaire sur papier baryté mat, 47,5 x 31,5 cm cm.
L’exposition dévoile également l’intimité du geste créatif à travers un jardin vivant de boutures, cultivées par l’artiste depuis plus de vingt ans. Ces plantes prennent racine sur des « fantômes de livres » d’auteurs qui lui sont chers, comme Jean-Christophe Bailly ou Georges Didi-Huberman.

En écho à l’ensemble de l’œuvre présentée, la projection du film Jacqueline Salmon ou l’art d’avancer masquée (2015) de Teri Wehn Damisch, visible dans une casemate, offre un dernier regard, sur celle qui, tout au long de ce parcours, nous invite à percevoir la profondeur cachée des choses. Ce portrait complice et éclairant révèle enfin la femme derrière l’objectif.
📚 Le catalogue de l’exposition
Le parcours de l’exposition est prolongé par un catalogue qui en garde une trace
durable, avec des textes de Jérémy Liron (De la nature des choses) et Jean-
Christian Fleury (De la terre au ciel (et retour)). Une édition de tête, comprenant cinq photographies originales signées par l’artiste, chacune étant tirée à cinq exemplaires, est également disponible.
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🔔 Rendez-vous avec l’artiste
Rencontre – signature
Vendredi 20 mars à 19h
Présentation du catalogue en collaboration avec la librairie l’Œil Cacodylate, suivie d’une séance de signature par l’artiste Jacqueline Salmon.
Entrée gratuite
Conférence de Yves Peyré
Mardi 5 mai à 19h
Poète et historien de l’art, Yves Peyré présentera son projet de livre en cours sur les artistes lyonnais et le dialogue que Jacqueline Salmon a créé autour de ces artistes.
Tarif plein : 6,00€ // Tarif réduit : 4,00€
📆 Autour de l’exposition
Visites libres
Du mercredi au vendredi – 14h à 17h30 / Du samedi au dimanche – 11h à 17h30
Tarif plein : 8,00€ // Tarif réduit : 5,00€
Visites flash
Tous les jours d’ouverture à 14h
Tarif : gratuit (+billet d’entrée de l’exposition)
Visites commentées
Les vendredis, samedis et dimanches à 15h
Tarif plein : 10,00€ // Tarif réduit : 7,00€
Balades contées
Samedi 11 avril à 19h
Dimanches 26 avril et 10 mai à 15h30
Age conseillé : à partir de 7 ans
Tarif adulte : entrée de l’exposition + 2,00€ // Enfant : 5,00€
👩🎨 Et des ateliers pour tous :
Plus d’informations sur la page dédiée : Visites-ateliers autour de l’exposition Desseins et autres destins
