DU 12 OCTOBRE AU 23 DÉCEMBRE 2022 – CE MYSTÉRIEUX VISAGE PORTRAITS ET FIGURES – GIORDA

Patrice Giorda, François-Gabriel, 1994, huile et fusain, photo : Gilles Framinet (N.B: toutes les photos de cette page sont de Gilles Framinet)

Exposition

Ce mystérieux visage

Portraits et figures

GIORDA

Du 12 octobre au 23 décembre 2022

du mercredi au dimanche de 14h à 18h

Tarif plein : 6,00€ // Tarif réduit : 3,00€ // Gratuité

Du 12 octobre au 23 décembre prochain, la Fondation Renaud proposera une grande exposition dédiée au peintre lyonnais Patrice Giorda au sein du Fort de Vaise. Evènement culturel majeur de l’automne, plus de 150 dessins et peintures seront présentés au public. Le  visiteur pourra partir à la découverte de genres artistiques très pratiqués dans l’Histoire de l’art tels que le portait, l’autoportrait et la figure humaine et se familiariser avec l’une des quêtes principales de l’artiste  : « Qui sommes-nous face à l’autre ? »

Patrice Giorda – Autoportrait au fusain – 2011

 

Patrice Giorda, une œuvre entre quête de soi et perception de l’autre

Patrice Giorda est né à Lyon en 1952. Après avoir commencé des études scientifiques, il entre aux Beaux-Arts de Lyon en 1973 et en sort diplômé quatre ans plus tard. Il expose très rapidement après en 1980 chez Janine Bressy à Lyon. En 1982, il rencontre le galeriste parisien Daniel Templon. Il s’en suivra une collaboration d’une dizaine d’années jalonnées d’expositions à Paris, en Suède, aux Etats-Unis et diverses biennales et foires d’art contemporain. Ces rencontres et ces voyages façonnent et construisent pas à pas son art et confirment cette quête perpétuelle de l’artiste de percevoir la nature humaine et le visage humain : « Il s’agit de la quête continue toujours renouvelée, de saisir l’autre et de proposer à l’autre d’être saisi ; parallèlement aux paysages, des gens sont là qui les habitent, chacun unique » affirme l’écrivain Alexis Jenni en parlant de l’œuvre de Patrice Giorda. Ces portraits n’ont ainsi pas vocation à flatter les modèles et l’artiste mais plutôt à faire mémoire de la puissance de la rencontre entre les deux.

Laurent, dessin au fusain

150 dessins et tableaux exposés pour la première fois

« Se montrer « à nu(e) » face au peintre et vice versa est en effet un exercice qui dépasse la simple pose pour la réalisation d’un portrait. C’est une expérience psychologique qui mène à la rencontre de l’autre. C’est à partir de ce point de vue, que cette exposition invite les visiteurs à découvrir et explorer les 8 univers qui la composent » explique Stéphanie Rojas-Perrin, la commissaire d’exposition et responsable des collections et des activités culturelles de la Fondation Renaud.

A l’occasion de cette exposition unique, le public pourra ainsi découvrir parmi les différents univers, les portraits de prisonniers de Lyon réalisés en 1990 qui initient cette quête de soi et de la représentation de l’autre propre à Patrice Giorda.

Evelyne, 1992, dessin au fusain

 

Une série chronologique des autoportraits de l’artiste sera également présentée au visiteur faisant sens avec la quête de perception d’autrui de l’artiste comme le souligne le romancier Gérard Mordillat :  « On pourrait croire que l’autoportrait exalte l’individualisme c’est l’inverse. Plus que tout autre forme picturale, l’autoportrait nous fait comprendre à quel point nous sommes un parmi les autres, un qui n’est rien sans les autres, sans leur regard, leur complicité, leur compassion. C’est-à-dire notre capacité à souffrir avec… ».

La visite se poursuivra avec une introspection à travers la reproduction libre des personnages peints par Vélasquez, montrant alors une évolution vers une quête plus profonde de l’artiste. C’est la première fois que cette série de peintures sera montrée au grand public témoignant ainsi d’une année et demi de quête identitaire et plastique de Patrice Giorda.

Le nain de Velasquez n°2, huile sur toile, 2010

Les visiteurs seront ensuite guidés vers les espaces du rez-de-jardin pour découvrir les 16 portraits colorés des élèves du Lycée International de Lyon avec, cette fois, la volonté d’une recherche plastique fusionnant la peinture et le fusain lui permettant alors d’utiliser des couleurs pour illustrer la personnalité qu’il a perçue en eux.

Guillaume, huile sur toile et fusain, 1992

Les cinq dernières salles ouvriront vers des univers plus intimistes, vers la confrontation et les questionnements de la pure représentation du visage ou du corps humain.

Isabelle n°11, dessin au fusain

 

Afin d’approfondir les thèmes offerts dans cette exposition, une programmation culturelle accompagnera également cet évènement par des visites commentées, conférences, concert ainsi que des ateliers artistiques destinés à tout public.

 

 Exposition avec le soutien de l’agence PLUS2SENS et d’ACTI